Des livres et un condensé d'émotions fortes

CFA – Carmen Fifonsi Aboki

Ce qui frappe tout de suite quand on prend le livre c’est le titre. Il y a d’abord l’acronyme CFA et aussi sa définition: carmen fifonsi aboki. On se demande si ce n’est là les prénoms de notre auteure.

carmen fifonsi aboki cfa
Carmen fifonsi aboki…est un recueil de nouvelles.

La nouvelle est un genre littéraire que j’avais du mal à digérer. Je n’en lisais que très peu. Et même celles que je lisais pouvait difficilement être qualifié de nouvelles.

J’ai noué des liens avec ce genre quand il a fallu en rédiger une dans le cadre du concours littéraire Miss Littérature organisée par Carmen Toudonou notre auteure. C’était la règle et je m’y suis prêtée.

Le genre de la nouvelle s’est alors révélé à moi. Et j’ai pris plaisir à lire.

Notre recueil fort de ses 212 pages, offre 12 nouvelles dont CFA.

Carmen Fifonsi Aboki: La nouvelle qui m’a indigné.

« La morte de Joncquet » page 165

J’ai trouvé l’histoire révoltante. Il s’agit d’une jeune fille. Ou plus exactement ce qui reste d’une jeune fille et franchement ce n’était pas beau à lire  voir. J’aurais pu compatir mais je ne l’ai pas fait. Chise étonnante d’ailleurs. Ce qui a par contre provoqué des effluves de colère en moi, étaient toutes ces personnes venues assister à la mort de la jeune fille. Parce que oui,elle mourait. Ils étaient là,ne bougeant d’un pouce pour aider de peur d’être »contaminés ». Et s’ajoute à cela l’avalance des flashs d’appareils photos. J’ai retrouvé dans ce geste un mal de notre société. Le mal de vouloir tout filmer,tout exposer et d’en oublier le principal : porter assistance à une personne en danger.

Carmen Fifonsi Aboki: La nouvelle à laquelle je n’ai pas accroché

‘Seule » page 137

Cel reste mon avis,je le stipule. Rien ne dit que ce texte vous restera en travers de la gorge

J’adore les monologues dramatiques. Mais ici je suis restée sur ma faim. En dehors de l’histoire en quelque sorte. Je n’ai pas pu être happée par cette femme qui voulait se suicider. Non.

Carmen Fifonsi Aboki: La nouvelle qui m’a bouleversé

Sheraton abattoir page 127

J’ai aimé cette histoire. Que dis-je? J’ai adoré cette histoire. C’est l’une des seules que je me permets de ne pas spoiler. Parce que c’est une pépite cette histoire. Drôle quand il faut et incroyablement bien écrit.

La chute… c’était belle et bien une chute. Une de celle qui vous arrache un cri. Vous devez lire ce ouvrage. Rien que pour cette histoire.

La nouvelle qui m’a fait rire

Carmen Fifonsi Aboki: Notre père du Couffo

L’histoire ici est tellement un fait récurrent de notre société actuelle. Cette masse de pseudos pasteurs prophétisant nuit et jour. Invitant tour à tour le diable et Dieu dans un « événement » qu’on appelle sournoisement « Prière de combat/de délivrance »

Notre père du Couffo est notre pasteur. Et le fameux lien qu’il a avec Dieu est tellement fort qu’il a décidé ou plus exactement,il lui a été révélé qu’il pourrait marcher sur l’eau. Rendez vous fut donc pris sur la plage au bord de la mer. Mais apparemment Dieu a dû ne pas être l’investigateur de ce miracle.

Carmen Fifonsi Aboki: La seconde nouvelle qui m’a fait rire

CFA page 207

Elle est drôle. Rien à rajouter.

Carmen Fifonsi Aboki: La nouvelle que j’ai adoré.

« La grande bleue » page 9

La chute de la nouvelle est exceptionnelle.

Voilà cinq sentiments que j’ai ressenti à la lecture de CFA. J’en ai ressenti 12 différentes mais ces cinq suffisent.

Je relirai ce livre certainement. Pour donner une seconde chance à ces nouvelles que je n’ai pas « comprises » et pour être sûr que mes coups de cœurs demeurent pareils

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murie

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